Règles grammaticales cachées comme système pour étudier l’esprit et le cerveau

Règles grammaticales cachées comme système pour étudier l’esprit et le cerveau

1. Introduction

Certaines règles grammaticales — soit explicitement documentées par les grammairiens, soit implicitement intégrées dans notre langue — composent un système caché. Ce système peut servir de cadre scientifique pour explorer les structures cognitives et psychologiques du cerveau et de l’esprit.

2. Schémas des pronoms à la première et à la deuxième personne

Considérons l’usage grammatical des pronoms à la première personne, que nous appelons Person-I.1 (par ex., "I-M-I-N") et Person-I.2 (par ex., "A-Z"). Ceux-ci déclenchent des règles grammaticales qui passent partiellement inaperçues pour les linguistes.

Règle 1 : Person-I.1 apparaît dans les trois temps — présent, passé et futur — par défaut.

Règle 2 : Person-I.2 suit des schémas différents. Dans une règle, Person-I.2 remplace Person-I.1 dans certains temps.

Règle 3 : Une troisième règle utilise Person-I.1 pour le passé, et Person-I.2 pour le présent et le futur.

Règle 4 : Dans les contextes sociaux, les combinaisons de Person-I.1 et Person-I.2 forment cinq sous-règles, reflétant des schémas d’interaction.

Ces règles sont appliquées systématiquement — bien qu’inconsciemment — et façonnent la structure de la conversation.

3. Sous-règles émergentes et impact psychologique

La Règle 4, concernant l’interaction sociale, se divise en cinq sous-règles. Chacune gouverne les passages entre Person-I.1 et I.2, façonnant des styles d’interaction distincts. Ces schémas peuvent donner naissance à des profils de personnalité — qui peuvent être utiles pour l’évaluation psychologique ou appliqués dans des systèmes de profilage fondés sur le neurogramme.

4. Perspective translinguistique

En découvrant ces systèmes grammaticaux inconscients dans notre propre langue, nous pouvons appliquer une exploration similaire à d’autres langues. Ce principe s’aligne sur des recherches montrant que les structures grammaticales cachées — et leur traitement neural — sont essentielles pour comprendre la compréhension des phrases.

5. Cohérence inconsciente et implications pour les sciences cognitives

Nous parlons en utilisant ces règles inconscientes de manière cohérente, sans remarquer d’erreurs ni d’effort. Cela suggère l’existence d’une grammaire stable et systématique — parallèle à des résultats en neurolinguistique montrant la sensibilité de notre cerveau aux schémas structurels cachés du langage.

6. Vers un nouveau cadre : intégration du neurogrammind

Notre objectif est d’identifier ces règles grammaticales cachées afin de les intégrer dans un neurogramme, un modèle qui relie la grammaire aux profils neuronaux et psychologiques. Ce faisant, nous contribuons à un nouveau champ interdisciplinaire — où la grammaire, l’esprit et le cerveau convergent, faisant progresser cette nouvelle approche scientifique.

Enzar sharif salih